La cycliste Katell Alençon témoigne du handisport au collège Saint-Joseph de Landivisiau

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Le télégramme, le 27/09/21


Ce lundi matin, la classe de 6e 5 du collège Saint-Joseph, à Landivisiau, a bénéficié de l’intervention de Katell Alençon, cycliste paralympique professionnelle, qui a participé aux Jeux paralympiques de Tokyo cet été. « C’est une superbe opportunité pour les élèves, et cela colle parfaitement à l’actualité », a commenté Virgine Battaglio, responsable communication du collège.

L’hôpital et la perte de sociabilisation

« Avant de parler des Jeux paralympiques, je vais d’abord vous raconter mon histoire particulière », a expliqué la cycliste en préambule, devant les trente-deux élèves de la classe. « J’avais 20 ans lorsque j’ai eu, après une mauvaise chute, une entorse de la cheville suivie de complications. Après cette épreuve, j’ai dû me déplacer en béquilles, puis en fauteuil roulant », a-t-elle raconté aux élèves, avant de poursuivre : « Pendant cinq années j’ai vécu en alternance à l’hôpital. De ce fait, je souffrais d’une perte de socialisation, mais surtout de douleurs physiques qui m’ont amenée à la décision de demander l’amputation tibiale. »

 

« Suite à l’opération en 2011, je suis allée en rééducation et cela a été extraordinaire pour moi de me remettre debout », expose, d’une voix dynamique la jeune femme. Qui n’a jamais abandonné sa passion du vélo.

Des prothèses adaptées à chaque sport

Durant cette heure d’échange, l’athlète a ensuite présenté aux élèves une panoplie diverse de prothèses différentes, adaptées en fonction du sport pratiqué, et fait une démonstration de la technique d’installation d’une prothèse.

La sportive a ensuite sensibilisé les collégiens au coût onéreux d‘un tel appareillage. « En effet, les prothèses ne sont pas remboursées par la sécurité sociale lorsqu’elles sont catégorisées dans la partie sportive, contrairement aux prothèses de vie. Lors du financement de ma première prothèse sportive, j’ai dû faire plusieurs demandes au club handisport, à la MDPH, a détaillé Katell Alençon, mais c’est finalement l’aide de ma prothésiste qui a facilité cette acquisition ».

 

La meilleure du classement mondial

La sportive s’est ensuite volontiers prêtée au jeu de questions-réponses sur son expérience olympique. « As-tu remporté une médaille aux Jeux olympiques », lui a demandé un élève ? « Non, je suis arrivée 5e au contre-la-montre à Tokyo et je suis fière de ma place » a répondu celle qui est, à ce jour, la meilleure du classement mondial (toutes épreuves réunies). En juin, Katell Alençon est même devenue la vice-championne du monde du contre-la-montre.

Un parcours qui n’a pas manqué d’émouvoir certains élèves, comme Océane, élève de 6e : « Ce que j’ai préféré c’est quand elle nous a parlé de son histoire », a-t-elle commenté à l’issue de la rencontre. De son côté, Clément a retenu du témoignage de Katell Alençon l’aspect sportif : « Moi, ce que j’ai préféré c’est le diaporama de tous ses différents vélos ! ».